Décès de Claude, pèlerin et photographe

Claude JONNARD nous a quittés brutalement samedi 2 mai 2020 à 67 ans après un sale cancer qui l’a emporté en 4 mois malgré sa grande volonté de lutter. Claude était le maître d’œuvre de diaporamas présentés par notre association dans le cadre de ses activités de découverte du Camino pour les futurs pèlerins, adhérents et toute personne intéressée.

Après plus de 30 années de vie professionnelle ensemble au Conseil Général, nous nous étions fait une promesse de partir vers Compostelle dès le début de notre retraite par défis physique et mental, bien sûr, mais aussi dans une quête personnelle de nous-même.

Le premier Camino eut lieu en 2016 de Royan à Santiago par le Norte : du bonheur simple sans barrière sociale, du plaisir à découvrir les valeurs du Chemin que nous apprécions tous. Partage, écoute, empathie, solidarité, effort,  solitude, réflexion, méditation. Des instants inoubliables dans les alberges, des paysages magnifiques sous un soleil de plomb ou sous des trombes d’eau, des rencontres formidables et de nouvelles amitiés…

Notre complicité et amitié nous avaient fait repartir ensemble sur le Camino portugais en 2019 avec toujours autant de plaisirs et d’envies de cheminer ensemble. Les projets 2020 étaient dans les cartons.

Nous ne t’oublierons pas, ami du Chemin et ami de tous les jours..

Michel MARAIS

Vers l’autre côté du miroir

Sur le chemin du Puy-en-Velay, Anne Mémet nous propose de vivre sa première expérience de pèlerine, sous forme de lettres s’adressant à un correspondant en prison, formule originale ; et d’actualité, pour nous qui sommes confinés dans nos maisons.

Dès les premières lignes, l’auteure a su en donner l’essence : « Partir, quitter ses peaux, ses masques, ses étiquettes et devoir demander humblement qu’on veuille bien loger votre corps dans le plus petit abri qui soit. Partir à la découverte de soi et d’un sens à donner à sa vie. Et enfin se laisser porter par la belle nature au rythme de ses pas. »

Dans un style simple mais soigné, en sortant d’un texte purement descriptif du pèlerinage, elle nous livre son cheminement intérieur, ses réflexions sur elle-même, son ressenti sur les aspects concrets du chemin, ses pensées sur la vie et sur les autres. Un exercice particulier qui renouvelle le genre. Nous voyageons avec elle, nous retrouvons des sensations lointaines mais pas oubliées. Comme un écho de mes plaisirs passés ou une résonance d’un chemin partagé…

Dans ce livre, j’ai retrouvé les émotions vécues lors de mon itinérance sur ce chemin, les joies intérieures des matins calmes, des marches en solitaire dans la nature encore intacte, des moments, agréables ou non, qui forgent le caractère et sollicitent notre énergie. J’ai revu, dans ma tête, certaines personnes rencontrées qui m’ont accompagné également un bout de chemin, le plaisir des rencontres et des repas partagés le soir au gîte. J’ai ressenti à nouveau combien ce chemin est, pour beaucoup, un chemin de solidarité, un chemin de spiritualité, de réflexion et de méditation.

Et si le Chemin de Compostelle était un moyen de changer notre représentation du monde, d’aller au-delà des apparences, de prendre conscience que notre vision de la vie est limitée par nos perceptions ? Notre regard sur nous-même se heurte au miroir des autres, notre regard sur le monde est celui du spectateur assistant à une pièce de théâtre. Nous sommes parfois acteurs et nous ne connaissons ni le metteur en scène ni les coulisses…

A lire pour voyager intérieurement, grand privilège en cette période de confinement.

Mon rêve est sur le Chemin

Pour des pèlerins, la marche est une seconde nature, la sédentarité une incongruité. Le confinement, aujourd’hui imposé, et son cortège de souffrances provoquées, de peurs ressenties, d’émotions exacerbées ne peut pas, et ne doit pas rester inutile. Il faut lui donner un sens. C’est une manière de préparer la résilience.

Le confinement peut-il être l’objet d’un éloge ? J’aime la réponse de David Le Breton, que voici :

« Pour une minorité de personnes, le confinement peut être une forme de disparition de soi heureuse, l’opportunité d’être dégagé de responsabilités, sociales, professionnelles, amicales, familiales, une manière de reprendre son souffle. Mais pour l’immense majorité, c’est une grande souffrance personnelle. Il faut vivre pendant des jours et des semaines les uns sur les autres dans des appartements ou des maisons souvent trop petits. 

Ce n’est pas la même chose que de se retrouver le soir après une journée de travail, d’école ou de passer du temps ensemble en vacances. Il n’y a plus le plaisir de se retrouver, chacun ne dispose pas d’un temps à soi ou d’une chambre à soi. Ici, l’impératif est d’être ensemble avec une difficulté à avoir des moments d’intériorité à soi. On est dans une permanence de la présence de l’autre qui est plutôt une contrainte douloureuse, une sorte de banalisation. Dans la vie courante, se retrouver est toujours une forme de sacralité, mais ce n’est plus le cas dans la contrainte d’être sans cesse ensemble. 

 Certes, la solitude peut être choisie, revendiquée, énormément d’hommes ou de femmes se sentent encombrés de la présence des autres mais la rançon du confinement, c’est plutôt l’isolement et une violence extrême. Des personnes âgées, d’autres souffrant de handicaps, de maladies chroniques, se retrouvent isolées. Des milliers d’enfants maltraités au quotidien n’ont plus d’occasions de souffler en allant à l’école, en retrouvant des copains, des adultes. Ils sont prisonniers de leurs prédateurs, de familles maltraitantes, qui les harcèlent, les punissent, les contraignent toute la journée. Les femmes battues aussi, dont le nombre ne cesse d’augmenter, souffrent terriblement, car ce confinement accentue la domination, la violence masculine.

Pour ma part, je n’ai jamais distingué le physique et le psychique. Nous sommes notre corps et nous pensons avec notre corps tout autant qu’avec notre intelligence. Le confinement accroît maintes souffrances intérieures qui peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé dans les mois, les années qui viennent. »

Jouissance du temps, des lieux, la marche est une dérobade, un pied de nez à la modernité. Elle est un chemin de traverse dans le rythme effréné de nos vies, une manière propice de prendre de la distance et d’affûter ses sens (cf. : David Le Breton, dans son livre « Eloge de la marche »). Privés de nos randonnées, pèlerinages et autres balades dans la nature, bien souvent salvateurs, il nous faut patienter et, marcheurs immobiles aujourd’hui,  entretenir nos énergies, car le chemin n’est pas terminé, il se poursuit, après avoir changé, peut-être, de cap. Les leçons apprises sur le Chemin nous servent de guide, le Chemin étant le reflet de nos valeurs. Rêvons comme nous rêvons sur le Chemin…

En fait, le confinement d’aujourd’hui est autant physique que psychologique et spirituel (dans le sens du domaine de la pensée). Ne nous laissons pas enfermer dans un confinement intellectuel et psychologique susceptible d’obscurcir notre jugement et notre avenir. Cette pause dans nos vies, favorable pour la nature et le monde animal, ce temps retrouvé nous donne la possibilité de nous ressourcer, réfléchir à ce que nous sommes, ce que nous avons été, ce que nous allons peut-être devenir, à ce que nous pouvons faire et apporter quand la crise sera terminée. C’est le moment d’apprendre à vivre autrement en se libérant du carcan du conformisme actuel et des conservatismes liberticides, en sublimant notre quotidien, en découvrant des territoires inconnus ou négligés. Toutefois, n’oublions pas que nous devons assumer nos responsabilités, car nous sommes, tous, co-responsables de cet état de fait, responsable de nos paroles et actions vis-à-vis des personnes que nous fréquentons ou que nous croisons. N’oublions pas qu’il nous faut retrouver notre chemin dans le respect des autres et dans le respect de nous-même.

J’ai toujours aimé la lecture et l’écriture. Plaisir et nécessité. Mais aussi pour partager… Pourquoi pas ?

« Pourquoi écrire » est une question comprenant de nombreuses réponses que je ne puis toutes citer. On n’écrit pas forcément pour être lu mais aussi simplement pour soi. On écrit pour sortir de sa bulle, pour communiquer avec l’extérieur si on est prisonnier, pour oublier son monde, sa vie, sa réalité, pour voyager, pour comprendre, pour transmettre des connaissances, pour faire passer quelque chose : des sentiments, des émotions. Écrire est le propre de la race humaine. Je pense que nous avons tous une raison différente d’écrire bien ancrée au fond de nous et qui change au cours du temps. Mettre des mots sur une feuille de papier, c’est surtout, écrire pour changer, et changer, c’est gagner sa liberté !

La lecture permet de prendre de la hauteur, de se libérer de certaines tensions, amortir certains conflits et émotions, rêver. Lire un livre est toujours une découverte, une aventure, une rencontre avec soi, les autres et le monde. Evadons nous par le rêve, c’est un moyen de résister à la pression, à la frustration ; c’est une possibilité offerte de bien se préparer à un prochain chemin ; c’est un cheminement intérieur qui ouvre des portes et des espérances.

Evadons nous par l’écriture et la lecture !

Je vous conseille la lecture d’un ouvrage collaboratif, qui vient de paraitre « Mon rêve est sur le Chemin ». Il est proposé par l’Association Compostelle45 et édité par les éditions L’Harmattan (ISBN : 978-2-343-19088-4). Cet ouvrage recueille des récits et témoignages de pèlerins. Nous les découvrons hors de leur zone de confort, ils y racontent leur vie sur le chemin, leurs joies, leurs souffrances, leurs réflexions, leur spiritualité, leurs rencontres. Toutes ces personnes ont écrit, elles ont voulu partager leurs expériences, réflexions et motivations. Elles ont voulu traduire que les mots tout comme les pas aident à prendre de la distance avec un quotidien monotone et ennuyeux.

La magnifique préface de ce livre, rédigée par Patrick L., résume bien mon propos, l’immobilité n’empêche pas de réfléchir à soi et à son Chemin : « Dans le silence et ma solitude, je n’entends plus que mon essentiel ».

A savoir sur le Covid-19

Excellent résumé à connaître et à respecter :

– Le virus n’est pas un organisme vivant, mais une molécule de protéine (ADN) recouverte d’une couche protectrice de lipides (graisses) qui, lorsqu’elle est absorbée par les cellules des muqueuses oculaires, nasales ou buccales, modifie leur code génétique (mutation) et les convertit en cellules de multiplicateurs et d’agresseurs.

– Parce que le virus n’est pas un organisme vivant mais une molécule de protéine, il n’est pas tué, mais se décompose de lui-même. Le temps de désintégration dépend de la température, de l’humidité et du type de matériau dans lequel il se trouve.

– Le virus est très fragile ; la seule chose qui le protège est une fine couche de graisse extérieure. C’est pourquoi tout savon ou détergent est le meilleur remède, car la mousse CASSE LE GRAS (c’est pourquoi il faut frotter autant : pendant au moins 20 secondes ou plus, et faire beaucoup de mousse). En dissolvant la couche de graisse, la molécule de protéine se disperse et se décompose d’elle-même.

– La chaleur dissout la graisse ; utilisez ensuite de l’eau à une température supérieure à 25 degrés pour vous laver les mains, les vêtements et tout le reste. De plus, l’eau chaude produit plus de mousse, ce qui la rend encore plus utile.

– L’alcool ou tout mélange avec de l’alcool à plus de 65% DISSOUT TOUTE GRAISSE, en particulier la couche lipidique externe du virus.

– Tout mélange avec 1 partie d’eau de javel et 5 parties d’eau dissout directement la protéine, la décomposant de l’intérieur.

– L’eau peroxyde aide beaucoup après le savon, l’alcool et le chlore, car le peroxyde dissout la protéine virale, mais il faut l’utiliser pure et elle fait mal à la peau.

– PAS DE BACTÉRICIDES. Le virus n’est pas un organisme vivant comme les bactéries ; on ne peut pas tuer ce qui n’est pas vivant avec des antibiotiques, mais désintégrer rapidement sa structure avec tout ce qui a été dit.

– NE JAMAIS secouer les vêtements, draps ou draps usagés ou non utilisés. Bien que collé sur une surface poreuse, il est inerte et se désintègre en 3 heures (tissu et poreux), 4 heures (cuivre, car il est naturellement antiseptique ; et bois, car il élimine toute humidité), 24 heures (carton), 42 heures (métal) et 72 heures (plastique). Mais si vous le secouez ou utilisez un chiffon, les molécules du virus flottent dans l’air pendant 3 heures et peuvent se déposer dans votre nez.

– Les molécules virales restent très stables dans le froid extérieur ou artificiel comme les climatiseurs des maisons et des voitures. Ils ont également besoin d’humidité pour rester stables et surtout de l’obscurité. Par conséquent, les environnements déshumidifiés, secs, chauds et lumineux le dégraderont plus rapidement.

– La lumière UV sur tout objet brisera la protéine du virus. Par exemple, pour désinfecter et réutiliser un masque c’est parfait. Attention, il décompose également le collagène (qui est une protéine) de la peau, ce qui finit par provoquer des rides et le cancer de la peau…..(long terme).

– Le virus ne peut PAS passer à travers une peau saine.

– Le vinaigre n’est PAS utile car il ne décompose pas la couche protectrice de la graisse.

– PAS D’ALCOOL ni de VODKA. La vodka la plus forte est à 40 % d’alcool et il vous en faut 65 %.

– LA LISTERINE (c’est un bain de bouche américain) fonctionne SI VOUS EN AVEZ BESOIN ! Il s’agit d’un alcool à 65 %.

– Plus l’espace est limité, plus la concentration du virus est importante. Plus ouvert ou ventilé naturellement sera l’espace, moins il sera concentré.

– Ceci étant dit, voilà pourquoi vous devez vous laver les mains avant et après avoir touché des muqueuses, de la nourriture, des serrures, des boutons, des interrupteurs, une télécommande, un téléphone portable, des montres, un ordinateur, des bureaux, une télévision, etc. Et quand on utilise les toilettes.

– Il faut aussi s’humidifier les mains, par exemple en les lavant beaucoup, car les molécules peuvent se cacher dans des micro rides ou les coupures. Plus l’hydratant est épais, mieux c’est.

– Gardez même les ONGLES COURTS pour que le virus ne s’y cache pas.

L’Université Johns Hopkins a envoyé cet excellent résumé pour éviter la contagion : Partagez-le car il est très clair.

Bon confinement, restez optimistes et confiants !