La Via de la Plata de Jean-Marie

Pour la sixième fois je me suis rendu, en ce mois de juin 2018, à Santiago de Compostela, comme à mon habitude, par un chemin différent. Cette fois, par le Camino de la Plata qui va du Sud de l’Espagne à partir de Séville en Andalousie, au Nord où il rejoint le Camino Francès à Astorga, par un chemin quasi rectiligne.

Afin d’éviter l’affluence toujours grandissante du Francès, j’ai obliqué sur l’Ouest en empruntant le camino Mozarabe ou Sanabrès qui rejoint Compostelle en passant par Ourense. En tout 1080 km parcourus en 27 jours.

Pour moi, le plus beau chemin de par la variété des paysages, de la végétation (bois et friches colonisées par des rochers), des plantations (chênes-verts, chênes-lièges, oliviers) et des cultures (pâturages, vignes, céréales). Un pèlerinage particulier où les traces des métissages culturels sont encore très présentes sur des chemins et sentiers rocheux, caillouteux, terreux, herbeux tracés, le plus souvent , par les envahisseurs romains, wisigoths et arabes avec de nombreux gués, ponts et plots pour franchir les cours d’eau et bas-fonds. Des chemins de rencontres aussi à taille humaine plus de cyclistes et de vététistes que de marcheurs, plus d’Espagnols que d’étrangers, des Allemands surtout et peu de Français, plus d’hommes que de femmes au moment où j’ai effectué cet itinéraire.

Une grande et émouvante surprise quand je suis arrivé à Compostelle, la façade cathédrale était délivrée de ses bâches et échafaudages, belle, elle avait retrouvée sa couleur originelle, prête à fêter en 2021 l’année jacquaire, la St Jacques du 25 juillet tombant un dimanche.

(JMK)