Les adhésions 2019 sont ouvertes

Une nouvelle saison est en cours de préparation.

Si vous souhaitez obtenir des informations, vous faire connaître, vous porter candidat à une fonction dans le conseil d’administration, contactez nous par courriel à l’adresse :

contact.association.41@gmail.com

Pour nous rejoindre, il suffit de remplir un bulletin d’adhésion accompagné d’un chèque du montant de votre cotisation à l’ordre de « Compostelle41 » puis d’envoyer le tout à notre trésorière :

Mme Françoise MECHIN, 80 rue de Courtiras 41100 – VENDÔME.

Pour 2019, le montant de la cotisation annuelle est de 15 € (25 € pour un couple).

L’association a besoin de vous pour développer ses activités et se donner les moyens d’agir collectivement en faveur des pèlerins. Votre participation est utile pour nous encourager, soutenir nos efforts, mutualiser les expériences et permettre la pérennisation d’une association basée sur le bénévolat.

En participant à la vie de notre groupe, vous pourrez partager vos idées, être force de proposition, faire entendre votre voix, rencontrer, échanger, vous investir dans le fonctionnement.

Vous adhérez aux valeurs de l’association, si vous souhaitez nous aider à la faire vivre et participer à son développement, contactez nous, rejoignez nous…

Un chemin entre Royan et Santiago

Après avoir travaillé 30 ans dans la même administration, Claude et Michel sont partis, à pied, dès leur retraite pour Compostelle. Ils ont emprunté la voie, peu fréquentée, du littoral de Royan à Bayonne, puis le camino del Norte d’Irun à Santiago. Là, ils sont allés jusqu’à Fisterra et Muxia pour terminer, comme au Moyen Age, leur pèlerinage.

A Fisterra, au bout de la terre, suivant la tradition, ils ont brûlé un vêtement en signe de mort et de résurrection. C’est là que les pèlerins prenaient sur la plage une coquille et devenaient « jacquets » pour retourner, à pied, chez eux. C’est ce qu’ils ont raconté, lors d’un diaporama, à une quarantaine de personnes, le vendredi 12 octobre 2018 dans la salle des fêtes de Coulanges gracieusement prêtée par la municipalité. Contents malgré la pluie et quelques erreurs de navigation, ils ont décidé de marcher l’an prochain, toujours « en tandem », sur le chemin du Portugal. Peut-être, déjà, le début d’une addiction ?

(JMK)

Compostelle 41 fait sa rentrée

Les marches pèlerines d’une journée en Loir-et-Cher ont repris après l’été avec samedi dernier une marche dans la Vallée du Loir organisée par l’association Compostelle 41 rejointe par les adhérents et amis de Compostelle 72.

Quatre visites étaient au programme sur le parcours, animées par des bénévoles : la collégiale de Trôo, Saint-Jacques-des-Guêrets, la chapelle Saint-Gilles à Montoire et Lavardin. Les municipalités de Montoire et de Lavardin avaient mis pour l’occasion des salles à disposition pour le pique-nique et le pot du pèlerin qui a terminé cette journée. Une expérience positive que Jean-Marie Kihm aimerait dans l’avenir proposer aux associations jacquaires voisines. (JMK)

Un chemin de pèlerin extraordinaire

De Jean-Marie Zimmermann.

Suite à ma dernière balade à vélo, une lente trans-américaine entre l’Alaska et la Terre de Feu (progression de 2 ans et 9 mois et plus de 45.000 km, pas mal de dénivelés, un moment féerique, un col à plus de 5.000 m,…), une belle tranche de vie, riche de belles rencontres, plusieurs moments magiques comme lors de mon anniversaire cet Ave Maria qui s’élève dans le ciel étoilé du petit village d’Amatura, niché dans la forêt amazonienne et introuvable sur une carte…

Une autre itinérance, cette fois-ci un lent cheminement vers Compostelle… 

Cette fois-ci en partant du Mont-Saint-Michel. En France par la Voie des Plantagenêts puis la Voie de Tours, et en Espagne par le Camino del Norte puis le Camino Primitivo. Une marche d’environ 1.900 km et 3 mois.

Sixième arrivée en Galice depuis l’an 2000. Ayant auparavant progressé sur les 4 principales voies françaises (voies du Puy-en-Velay, Vézelay et Paris/Tours par le col de Roncevaux, voie d’Arles par le col de Somport) et sur la Via de la Plata, entre Séville et Saint-Jacques-de-Compostelle. En ajoutant l’exotique pèlerinage des 88 temples et monastères de l’île de Shikoku au Japon, plus de 10.000 km parcourus en 24 mois de pérégrinations sur ces chemins de liberté… Que de semelles usées… 

Chaque fois une autre atmosphère, une autre découverte, une autre féerie. Chaque chemin est différent ; il peut être chemin de pèlerinage, de randonnée, de rencontre, de découverte ; toujours de volonté et de courage il peut se vivre différemment, comme un choix, un dépassement, un exploit, un remerciement, un questionnement, une expérience… 

En avançant hors contrainte voire hors du temps (hors tout ?), au rythme de mes envies, toujours dans l’instant présent, saisissant et vivant pleinement l’instant, prenant le temps de la rencontre, échangeant avec un vieux berger, humant les parfums envoûtants de la nature, admirant la couleur des feuillages, le vol d’un oiseau, la course d’un lièvre, la beauté d’une biche, écoutant les bruits de la vie de campagne, la cloche qui sonne, regardant au loin du linge qui pantelle sur une corde, parfois des gouttes de pluie se laissant délicatement tomber sur moi (comme si elles avaient peur de me faire mal !), visitant l’histoire…

Ne transportant surtout pas mes peurs (c’est fou comme certains trimbalent des choses inutiles lorsqu’ils voyagent, par peur de manquer, d’avoir froid, d’avoir faim, de se perdre…craignant la pluie, craignant le soleil, craignant le vent… craignant la vie ?)… Sans réservation d’hébergement, surtout pas, les portes s’ouvrent toujours lorsqu’on s’ouvre à l’autre comme on est ; quelles merveilleuses surprises parfois ! 

Toujours laissant les passants passer, dépasser, repasser, se surpasser, voire parfois trépasser… En marchant pour arrêter ma course, entrant dans la simplicité du vent, du soleil, laissant frémir les choses, pianotant sur les gammes de la vie, laissant toujours le chemin de la vie passer à travers moi… Heureux et paisible, confiant dans ce qui arrive ou n’arrive pas, simplement confiant. Le sourire rend heureux… Même si la marche fatigue, serrant parfois les dents, les blessures saignant, une ampoule illumine toujours son cheminement ! 

Des moments de vie sans performance, surtout pas un exploit ou une approche pour satisfaire l’ego car cela ne touche que les muscles et le cerveau (quoique, pas sûr !), mais le besoin surtout d’un contact fondé sur des valeurs communes à tous, très loin du paraître, à la recherche de la différence entre le « bien-être » et le « bien-avoir » que l’on confond si souvent, à la rencontre de l’autre, mais aussi de soi-même pour un retour sur l’essentiel (un verre d’eau fraîche, l’ombre d’un arbre, la beauté d’une aube, le sourire d’une rencontre, la chaleur d’un accueil…). 

De ces silences, de ces moments intérieurs, de ces pauses, jaillissent souvent nos forces de vie et d’action, des silences qui évoquent plus encore de merveilleux moments ; un silence c’est plein de vie, il dilue le temps, il est encore le seul luxe de l’homme, et il le restera très certainement longtemps encore ! 

Parfois, j’ai l’impression que quelqu’un d’autre marche auprès de moi ou que des présences se font sentir ; les pas, la sueur, la souffrance mais aussi la joie, l’allégresse de ces millions de pèlerins qui sont passé avant moi ont certainement dû imprégner chaque pierre de ces sentiers millénaires.. 

Le Chemin ne s’explique pas, il se fait. Ce n’est pas un simple voyage, pour moi, il « forme ». On y entre très progressivement, et lentement. Si on ne fait que randonner quelques jours, on passe à côté… Surtout si on fait une sortie comme une autre parce que c’est la sortie à la mode, pour affirmer ensuite « avoir fait Compostelle ». Car il ne s’agit ni d’avoir, ni de faire, simplement d’être… 

Que de changements depuis ma première longue marche… Comme il est des livres que l’on redécouvre après les avoir lu des années auparavant, il en est de même des chemins. Mais l’esprit perdure. On le ressent. Un lent rappel et un cheminement vers l’essentiel, uniquement l’essentiel, et un perpétuel éveil à la vie. Mais où toutes les routes finissent commence un autre voyage. Car ce qui importe c’est de poursuivre la route… l’élan nous entraîne. 

« Voyager, c’est partir à la découverte de l’autre. Et le premier inconnu à découvrir, c’est vous » (Olivier FÖLLMI). 

La vie est belle.