Le bénévolat, un chemin vertueux…

En France, aujourd’hui, notre environnement social, culturel et économique serait bien différent si 1,3 millions d’associations (*) n’intervenaient pas dans le sport, l’éducation, la culture, l’action sociale, l’humanitaire, l’éducation, les loisirs, la défense de l’environnement, des droits, des animaux. L’accueil des sans-abri, des migrants, l’accompagnement scolaire, les visites aux personnes âgées, le soutien aux malades, l’écoute, la distribution de repas aux plus pauvres, l’aide au logement, le développement des jeunes sportifs, le maintien en activité des séniors, dépendent de l’action de 16 millions de personnes (*) membres d’une association.

Les associations se créent pour défendre un intérêt collectif. Elles tentent de réparer les injustices et inégalités, cherchent à défendre une idée, satisfaire un besoin, palier une carence de l’état. Elles sont le moyen d’expression d’une communauté bâtie autour d’un projet, elles tentent de regrouper les énergies, agir et donner du sens à l’action.

La vitalité du tissu associatif est fondamentale pour l’avenir de notre société dite moderne en proie aux difficultés de la surconsommation, de l’épuisement des ressources et du profit au dépend des individus. Nous oublions volontiers que les hommes n’ont progressé depuis plusieurs dizaines de milliers d’années que parce qu’ils ont su coopérer, être solidaires, vivre en harmonie avec leur environnement. Aujourd’hui, seules les associations ont un poids suffisant pour contrer les effets pervers de la mondialisation et porter les valeurs de partage, d’entraide, de justice.

Dans le cadre de leurs activités, les associations utilisent les services de 1,8 millions de salariés (*), ce sont des acteurs importants de la vie économique du pays. Pour autant, 84% de celles-ci ne fonctionnent qu’avec des bénévoles (*). Ceux-ci s’engagent de leur plein gré pour accomplir des actions en direction d’autrui, hors de leur temps familial ou professionnel. Ils sont nécessaires à l’existence et la survie des associations car leur bonne volonté n’a pas de prix.

L’adhésion à une cause ne suffit pas à la faire vivre, la participation active et l’engagement individuel sont nécessaires voire essentiels. La recherche de bénévoles, ainsi que leur fidélisation, est devenue un enjeu stratégique pour les associations car elles ont de plus en plus de mal à trouver des personnes qui peuvent et souhaitent s’investir sur le long terme pour faire fonctionner ces structures, organiser et gérer des actions collectives, ou souhaitent s’impliquer sur des missions ponctuelles qui ne nécessitent pas toujours de compétence spécifique, seulement un peu de temps, une volonté d’aider, de faire grandir.

S’engager dans une association en tant que bénévole est une décision importante. En effet, aujourd’hui, tout va vite, les plannings sont bien remplis. Nous devons performer, nous sommes toujours à la course, même les journées de congés sont chargées. Pourquoi supporter de nouvelles contraintes en faisant du bénévolat ?

En fait, être bénévole est une question de valeur. Le bénévole donne sans chercher à recevoir. Ce don est ce qui distingue le contributeur désintéressé, du salarié, bien sûr, mais également de l’adhérent, du sponsor, etc. Le don est sans doute une des valeurs essentielles pour une société humaine. Une valeur que la société productiviste a sacrifié sur l’autel de la croissance sans fin et du toujours plus de profits.

Les raisons de donner de son temps, et parfois son argent, sont multiples et varient d’une personne à une autre. Néanmoins, de nombreux bénévoles, estimant que la vie les a comblés, désirent rendre service, et, en retour, redonner à la société une partie de ce qu’elle leur a donnée pour rétablir en quelque sorte un certain équilibre. Si nous voulons vivre dans un monde meilleur, il faut que chacun d’entre nous commence par faire sa part, individuellement, en faveur de la communauté. Peu importe ce qui nous pousse dans notre implication, les effets sont les mêmes, ils contribuent à une saine évolution de la société. Nous faisons du bénévolat parce que nous pensons que l’humain est plus fort lorsqu’il s’unit.

Les promesses sont moins nombreuses que les incertitudes. Se lancer dans l’aventure, c’est avant tout se dire que l’on doit faire sa part, devenir acteur et responsable, non plus uniquement consommateur de biens et de services. C’est avoir une idée de ce que l’on peut apporter en restant ouvert à toute découverte. C’est un engagement personnel pour la collectivité qui nécessite de faire de son mieux avec implication et persévérance afin de réussir dans sa tâche pour le bien commun en utilisant ses compétences, et nous en avons tous. Les contraintes deviendront-elles insurmontables, serai-je à la hauteur de la tâche, y trouverai-je du plaisir, ma motivation perdurera t’elle ? La réponse à ces questions viendra en agissant. Ma motivation sera mon moteur pour relever le challenge. Mon chemin sera ce que je veux qu’il soit.

Le bénévolat permet de déployer sa créativité, relever des défis personnels, vivre des expériences nouvelles, améliorer ses connaissances, se découvrir des talents, de nouvelles compétences. Le bénévole apprend à mieux se connaître, à mieux connaître les autres et d’autres milieux. Sa confiance et estime de soi grandit à chaque fois qu’il surmonte une nouvelle difficulté ou acquière une nouvelle compétence. Son activité au sein d’un groupe lui donne la possibilité d’échanger, partager, se faire des amis, de créer des liens, d’éviter la solitude et l’isolement.

Le bénévole, ressource rare et précieuse, retire de son activité satisfaction, considération et respectabilité. Ce qui est certain, c’est qu’il en tire forcément bénéfice. Car son engagement n’est pas seulement synonyme de responsabilité sociale et d’aide pour ses semblables, mais aussi de valorisation et de développement personnel. Le bénévolat n’est donc pas uniquement un don d’énergie, de temps et de soi, c’est également une source d’épanouissement et de bonheur.

Participez à la vie de la cité, faites quelque chose d’utile qui justifie votre existence, faites évoluer votre environnement en vous engageant !

Un bénévole est un militant qui place l’être avant l’avoir…

(*) Données issues de Wikipédia.

Un site dont nous sommes partenaire

Vous vous préparez à partir ou êtes intéressé par les chemins de Compostelle de la région Centre-Val de Loire, découvrez le site internet www.compostelle-centre-valdeloire.fr, portail des associations jacquaires de la région Centre-Val de Loire.

Le site Compostelle-Centre-ValdeLoire, en vous permettant d’accéder simplement aux sites spécifiques de chacune des associations jacquaires départementales de la région Centre-Val de Loire, vous propose une vue d’ensemble des chemins la traversant. Sa raison d’être est de fournir renseignements et informations pratiques et utiles pour bien préparer et vivre Le Chemin.

Ce site est né de la volonté de plusieurs associations jacquaires de la région de promouvoir et faciliter la traversée de la région Centre-Val de Loire par les pèlerins empruntant deux des quatre grands Chemins français du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle : La Voie de Tours (via Turonensis) et la Voie de Vézelay (via Lemovicensis).

La Voie de Tours s’étire sur quatre départements (Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Loiret, Indre-et-Loire). Elle part de Paris en s’appuyant pour une partie sur le chemin de grande randonnée GR®655 et pour le reste sur un itinéraire jacquaire permettant d’économiser plusieurs dizaines de kilomètres sur la traversée de ces départements. La voie de Tours débute symboliquement de la cathédrale Notre-Dame et se sépare en deux branches à Palaiseau, l’une partant vers Chartres (GR®655 Ouest), l’autre vers Orléans (GR®655 Est et GR®3). Ces deux itinéraires se rejoignent à Tours.

La Voie de Vézelay parcourt deux départements de la région Centre-Val de Loire (Indre et Cher). Elle débute à Vézelay et se divise en deux itinéraires, l’un passant par Bourges, l’autre par Nevers.

Créé et entretenu par des pèlerins qui souhaitent partager leurs connaissances et expériences, ces passionnés des chemins de pèlerinage se sont regroupés dans une communauté active de partage et de fraternité au service des pèlerins français et étrangers qui empruntent les chemins de pèlerinage en France et en Europe. Cette communauté, représentée tout particulièrement au sein d’IGNRANDO (voir la communauté CCVL), a également pour vocation de rapprocher les pèlerins de toute entité ou collectivité départementale ou régionale orientée vers l’itinérance douce.

Dans le respect de l’esprit du Chemin, en nous appuyant sur notre charte (voir la Charte du Pèlerin présentée sur notre site), nous n’avons d’autre intérêt que la rencontre et l’aide aux pèlerins. Dans ce sens, nous participons et continuerons de participer à toute action susceptible de permettre le développement des chemins de pèlerinage de la région.

Montrons l’exemple, tentons le zéro déchet…

Face à l’urgence climatique, l’Union Européenne a décidé de franchir un cap en interdisant dès 2021 une dizaine d’objets en plastique à usage unique comprenant les couverts et assiettes en plastique. Cette mesure représente un grand espoir dans la lutte contre le changement climatique : les objets concernés représentent aujourd’hui 70% de la pollution de nos océans dont on retrouve des résidus dans de nombreuses espèces comme les tortues de mer, les phoques, les baleines ou les oiseaux, mais aussi les poissons et les mollusques destinés à l’alimentation humaine. L’UE s’attaque également aux plastiques dits oxo-dégradables, c’est-à-dire étiquetés biodégradables de façon abusive, et aux récipients alimentaires et gobelets en polystyrène expansé, emballages en plastique pour des aliments prêts à consommer.

Les producteurs seront également mis à contribution pour gérer les déchets tels que les filtres de cigarettes, les ballons, les paquets et papiers d’emballage, les récipients pour boissons et leurs bouchons, les lingettes, les serviettes hygiéniques, les sacs de courses et les engins de pêche.

Dans ce cadre, à partir du 1er janvier 2020, en France, seule pourra être vendue ou distribuée gratuitement en vente à emporter ou en consommation sur place, la vaisselle jetable compostable en compostage domestique et constituée pour tout ou partie de matières biosourcées, c’est-à-dire d’origine biologique à l’exclusion des matières intégrées dans des formations géologiques ou fossilisées.

Les produits biosourcés sont des produits industriels non alimentaires obtenus à partir de matières premières renouvelables issues de la biomasse (végétaux par exemple) telles que l’amidon de maïs, la fécule de pomme de terre, les fibres textiles ou de cellulose, ou le bambou… (Source : ADEME).

Les 10 produits interdits à l’horizon 2020/2021

Bouteilles d’eau en plastique, sachets, paquets de bonbons, filtres de mégots, gobelets et couverts en plastique, déchets de ballons, cotons-tiges… Bientôt fini d’utiliser des objets plastiques à usage unique. Même chose pour le matériel de pêche en plastique, souvent perdu ou abandonné dans la nature. Les matières plastiques représentent 85 % des déchets marins à travers le monde.

Inutile d’attendre si longtemps pour passer au réutilisable

Nous, association Compostelle41, soucieuse de l’environnement, souhaitons nous engager dès à présent, dans une démarche éco-responsable dont nous partageons les valeurs.

En conséquence, dès maintenant, après avoir décidé d’abandonner les gobelets non-réutilisables (voir article du 11 mars 2019), nous nous engageons, également, à ne plus utiliser de matériaux, objets, ustensiles, en matière plastique à usage unique (verres, assiettes, couverts, récipients, bouteilles, emballages) lors des marches ou manifestations organisées par elle-même. Nous souhaitons que les pics-pics et collations organisés par l’association produisent le moins de déchets non organiques possible et que chacun remporte avec lui les déchets qu’il a généré, comme il se doit sur les chemins…

Les alternatives ne manquent pas pour réduire nos déchets : choisir des boissons en bouteilles de verre, utiliser une gourde en inox, remplacer les assiettes et couverts jetables par des couverts en métal, s’équiper pour des pic-pics et collations zéro déchet, utiliser des lingettes et disques démaquillants lavables, remplacer les cotons-tiges jetables par un cure-oreille, choisir des cosmétiques solides, etc.

Dans cet esprit, en conformité avec la charte du pèlerin (voir l’onglet « Ultreïa » en page d’accueil du site internet de l’association : www.compostelle41.fr), nous souhaitons que nos adhérents et sympathisants partagent notre démarche et en fasse la promotion autour d’eux. Le pèlerin, par son comportement et l’image qu’il véhicule, est porteur de valeurs ; il est acteur de la protection de l’environnement.

Les gourdes, couverts, assiette, emballages pourront vous servir lors de vos prochains pèlerinages. Votre implication dans ce projet est essentielle à sa réussite…

Marche pèlerine du 23 mars 2019

Marcher dans la Nature et parcourir l’Histoire.

Ce samedi 23 mars, l’antenne COMPOSTELLE 41 de Blois a organisé en Valencisse une marche pèlerine qui a rassemblé 80 pèlerins et randonneurs. Après un café-gâteaux pris sur la place de la Mairie de Molineuf, le groupe encadré par des gilets jaunes paisibles a cheminé, tel un serpent, dans l’espace naturel bien aménagé des Rinceaux, contourné le château de Bury et traversé des sous-bois pour une visite de l’Eglise de Saint-Secondin sous la conduite de Mr Vallois.

De retour à Molineuf après une boucle de 8 km, le plein soleil printanier, a permis un convivial pique-nique tiré du sac sur tables et bancs fournis par la mairie du lieu, Mr Jean-Yves Guellier. Deux historiens locaux, Alain Gauthier et Alain Picouleau ont présenté, à partir d’une maquette au 1/100e, l’histoire commentée du château de Bury. Après un café et des gâteaux-maison offerts par l’Association (merci aux cordons bleu), le groupe s’est rendu aux sablonnières, en forêt de Blois, pour une visite guidée des tranchées d’entrainement de la Grande Guerre des nouvelles recrues du 113e R.I en partance pour le Front.

Cette journée, placée sous le signe « pas de plan B pour sauver la planète » avec covoiturage, gobelets réutilisables en plastique, partage, s’est achevée autour du traditionnel pot du pèlerin. MERCI aux personnes qui se sont déplacées des 4 coins du département, de l’Indre-et-Loire et de l’Indre (*). Merci à Jean-Claude Fontaine pour l’organisation de belle journée ; choix de l’itinéraire qu’il a guidé et commenté, ainsi que pour les guides sollicités. Nous espérons que les sympathisants séduits par cette marche culturelle à la découverte des terroirs et patrimoines locaux deviendront prochainement des adhérents à COMPOSTELLE 41.

Jean-Marie KIHM, président.

(*) En particulier : 7 personnes de Vierzon, 7 personnes d’Amboise, 15 personnes de Romorantin et 12 personnes de Vendôme.